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Technologie : Vers la voiture autonome

Publié par stage sur April 13, 2016
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Le Salon de Genève 2016 est l’occasion de voir à quel point l’automobile est proche de sa future révolution, celle qui verra l’avènement de la voiture autonome et la disparition du conducteur.

La sortie d’Oliver Blume, très hostile à l’autonomisation des voitures, à quelques jours de l’ouverture du Salon de Genève, montre à quel point cette ques- tion devient de plus en plus brûlante au fur et à mesure que l’on se rapproche du déploiement massif de véhi- cules qui peuvent se passer d’un conducteur. Le PDG de Porsche a été très clair : « la place d’un iPhone est dans la poche, pas sur la route ». Le constructeur allemand ne voit aucun intérêt à colla- borer avec des entreprises spécialisées dans les nou- velles technologies. Ceux qui achètent une Porsche veulent la conduire, pour le plaisir, et non se laisser guider. Mais le raz-de-marée est en forma- tion et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Caméras, capteurs, radars… Toutes les techno- logies convergent et viennent abreuver la puissance de calcul qui devra servir à faire tourner les applications en charge d’analyser les données reçues et de commander le comportement de la voiture.

Des essais en cours

Il faut dire que les moyens mis en oeuvre et la taille des ac- teurs ne laissent aucun doute sur l’évolution prochaine de nos véhicules. De Google à Apple, en passant par Toyota, Volkswagen, Renault, Peu- geot, BMW, Audi, Mercedes ou Volvo, la force de frappe déployée est colossale et, sans doute, inédite dans l’histoire des technologies. Google et Apple, qui ont déjà pris place dans nos véhicules via les systèmes d’info-diver- tissement, ne vont pas en res- ter là. Le premier dispose déjà d’une voiture autonome dont les tests sont particulièrement prometteurs en termes de sé- curité. La Google Car a ainsi parcouru, l’an passé, quelque 2,4 millions de kilomètres. Ré- sultat : un seul accident, inter- venu au début du mois dans des circonstances très parti- culières, peut lui être imputé, les dizaines d’autres étant dus à des usagers qui lui sont rentrés dedans par l’arrière ou en brûlant un stop. Quand on sait qu’un automobiliste a, en moyenne, un accident tous les 200 000 km, on comprend mieux pourquoi Volvo, qui a fait la promesse de ne plus compter aucun mort à bord de l’une de ses productions à partir de 2020, s’intéresse de près à la question. Quant à Apple, il a débauché, ces dernières semaines, tout ce que la Californie comptait de spécialistes du domaine, en vue d’une première démons- tration de force d’ici à la fi n de l’année.

Du chemin à parcourir

Alors certes, d’ici à voir nos voitures tourner le volant à notre place pour nous mener à bon port, il reste du chemin à parcourir et de nombreuses équations à résoudre. Mais l’impulsion est bien là et ne semble pas près de tourner court. Pour preuve, l’un des prin- cipaux écueils du déploie- ment de ce type de voitures concerne l’aspect législatif de la conduite sans pilote. Qu’à cela ne tienne : flairant le bon filon, plusieurs États accueillent d’ores et déjà quelques coûteux prototypes pour tester leurs capacités et les problématiques qu’ils soulèvent avant d’autoriser leur mise en circulation. En Allemagne, ce sont les autoroutes A9 et A841 qui servent de terrain d’essai. En France, ce sont quelque 2 000 km de voies qui ont été ouvertes pour expérimentation. Outre-Rhin, les pouvoirs publics ont même mis en place un organisme, le Ko-Haf, qui regroupe l’ensemble des acteurs du secteur afin de mettre en place des normes et protocoles communs. Le plein d’équipements La démocratisation des équipements de sécurité connectés qui prennent leur place sur des voitures de plus en plus grand public, montre bien que nous sommes tout en haut de ce grand toboggan technologique. Rares sont désormais les modèles, parmi les nouveautés présentées à Genève, qui ne disposent pas d’un système de détecteur d’angle mort, de correction de direction en cas de franchissement involontaire d’une ligne ou encore d’aide à l’insertion dans un croisement. Si on laissait fonctionner tous ces équipements ensemble, les voitures seraient déjà en grande partie autonomes. Il suffit de voir la BMW Série 7 ou la Mercedes Classe E se garer absolument toutes seules pour comprendre à quel point le conducteur est menacé de devenir, dans les années à venir, un simple passager comme les autres. BMW qui l’a bien compris a doté le concept de sa future i8 Spyder d’un véritable système de divertissement (lecteur vidéo, navigateur internet, client mail, jeux vidéo…) en No ea véhicule Citroë C3 Diese62 avenue Roger Secrétain – 45100 Orléans 02 38 66 82 80437967lieu et place du système de bord classique afin de transformer le poste de conduite en salon mobile pendant que l’ordinateur central s’occupe de tout. Vers demain et au-delà L’enthousiasme pour cette nouvelle ère est tel que les acteurs semblent en oublier les principales menaces, à commencer par la sécurité informatique de leurs systèmes. Qui dit services connectés, dit en effet pirates. Jeep en a déjà fait les frais, mais la politique de l’autruche semble toutefois prédominer dans les allées de Genève. Ce qui reste pour le moins inquiétant. Toujours est-il que les possibilités sont si vastes, que les années à venir s’annoncent palpitantes. Certains visionnaires prévoient même que l’avènement de la voiture autonome précèdera celui de la voiture volante, rêvée pour l’an 2000 par les auteurs de science-fiction des années 50 mais restée au rang de chimère. Capable de maîtriser parfaitement son environnement, la voiture autonome ne verrait en effet aucun inconvénient à intégrer l’axe vertical à sa mobilité. Mais ça, c’est une autre histoire !

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