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Camping-cars : l’embarras du choi

Publié par root sur June 7, 2016
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En bonne santé, le marché des camping-cars attise l’appétit des constructeurs qui rivalisent d’inventivité pour renouveler leur offre. À tel point qu’il n’est pas aisé de faire son choix. Éclaircissements.

Contrairement au secteur automobile, qui a connu un fort trou d’air ces dernières années, le marché du camping-car se porte bien. En avril dernier, il s’était vendu quelque 7 369 véhicules neufs, soit un bond de près de 6,5 % par rapport à l’année dernière. Mieux, le marché des occasions a grimpé de 17 % sur la même période. Une bonne santé qui encourage les principaux acteurs à renouveler leur offre. À tel point qu’au moment du choix, le futur acheteur se retrouve bien embarrassé.

Faire le point

Lorsqu’arrive ce moment fatidique, l’amateur de grands espaces ouvre les différents catalogues avec, tout naturellement, des envies multiples et, surtout, de vastes ambitions. Mais attention, le prix d’un camping-car varie très rapidement du simple au double – voire au triple – selon les modèles et les options. Avant toute démarche, il faut faire le point sur ses besoins. Les critères d’appréciation sont assez simples. Il faut, tout d’abord, se pencher sur l’utilisation envisagée et répondre aux questions suivantes : Où ? Quand ? Comment ?Avec qui ?

Milieux favorables

Les destinations que vous souhaitez arpenter influeront nettement sur le choix de votre futur camping-car. On ne se tourne pas vers les mêmes options et équipements si l’on voyage en plein été dans le sud de l’Europe ou si l’on rêve de prendre la route en hiver pour parcourir les grands espaces de l’Amérique du Nord. Même constat lorsqu’il s’agit du nombre de kilomètres à parcourir. S’élancer sur 2 000 ou 3 000 km est une chose, partir pour 8 000 ou 12 000 km en est une autre. Autre critère important, le nombre de passagers. Là, un petit piège est à éviter : le nombre de places sur la carte grise peut être bien différent du nombre de places de couchage. Gare aux mauvaises surprises.

Une grande famille

Une fois ces points cruciaux bien définis, la liste des possibilités sera grandement réduite. Il faudra alors choisir entre les différentes grandes familles de camping-car. Les capucines, tout d’abord, qui offrent un vaste espace habitable, mais qui souffrent d’un aérodynamisme et de capacités routières limités. Les profilés, adaptés au voyage routier, parfaits pour les couples sans enfants, mais quelque peu restreints en termes d’espace habitable. Et les intégraux, bien plus chers, mais qui allient le meilleur des deux mondes.

Les aspects techniques

Tout ce débroussaillage préalable permettra, in fine, de se concentrer sur les aspects techniques. Évidemment, il faudra scruter avec attention le rapport poids/puissance, l’un des points fondamentaux, pour ne pas avoir à conduire un véritable veau. La charge utile est également cruciale. Au moment de l’achat, ajoutez tout ce que vous allez embarquer dans votre camping-car (bagages, porte-vélos, panneau solaire, TV, tendelet, antenne, vivres, passagers, etc.). Le Code de la route tolère que le constructeur ait un écart, par rapport de 5 % à la carte grise, soit 150 kg pour un véhicule de 3,5 t… Cela peut aller très vite et, en cas d’infraction, votre véhicule pourra être immobilisé. Par exemple, un panneau solaire, une antenne satellite, un écran plat et un porte-vélos vide pèsent déjà 70 kg… Un passager, 75 kg en moyenne. Attention, également à l’isolation. Pour une utilisation courante, les véhicules sont bien isolés. Mais attention aux zones où l’hiver est rude. Les différentes batteries, notamment celle qui est censée s’occuper du chauffage de la cellule, pourraient en souffrir et perdre jusqu’à 30 % de leur capacité. Vérifiez que les conduites d’eau propre et la réserve sont chauffées et que le réservoir des eaux usées est hors gel. Enfin, veillez à ce que le véhicule ait une autonomie en gaz suffisante : en cas de grand froid, une bouteille de 13 kg ne dure qu’une poignée de jours. Ces points rejoignent les capacités de réserve du véhicule (eau, gaz, électricité), qui doivent correspondre aux besoins du voyage.

Une question de confort

Une fois les questions techniques réglées, viennent les problématiques de confort. Premier point de contrôle : celui des couchages, bien sûr, pour lesquels on veillera à vérifier la dimension et la qualité des literies, la hauteur sous pavillon, le rangement des coussins inutilisés en journée ou encore l’accessibilité du lit haut. Mais il faudra aussi tenir compte de la praticité de la cuisine, sachant qu’un agencement pratique et fonctionnel, un réfrigérateur de bonne taille et la présence d’un four constituent un minimum vital. Le cabinet de toilette a aussi son importance. Celui-ci doit être bien aéré, avec des douches séparées de dimension correcte. L’ensemble doit permettre une circulation aisée et un accès facile aux vannes de vidange et aux différents réservoirs.

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