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Auto-Moto : le grand test du freinage

Publié par root sur June 7, 2016
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Pour mettre à mal quelques idées reçues, la Sécurité routière a lancé une vaste étude mettant côte à côte les voitures et les motos, départ arrêté, pour savoir lequel de ces deux types de véhicules freinait le mieux. Et les résultats sont édifiants.

Chaque année à la même période, alors que le soleil, capricieux, daigne enfin pointer ses premiers rayons, la Sécurité routière, échaudée par des résultats dramatiquement mauvais, s’inquiète du sort des motards, une catégorie d’usagers en première ligne. Le dernier spot en date donne le ton de l’axe choisi par l’organisme gouvernemental : il faut prévenir la gent casquée de tout excès de confiance. Or, pour qu’une telle campagne porte ses fruits en cette période où la cohabitation sur nos routes encombrées est de plus en plus délicate et où le fossé se creuse entre les automobilistes et les conducteurs de moto –, il faut avancer de solides arguments. Pour ce faire, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) et l’Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle (Utac-Ceram) ont mené conjointement une vaste étude de comportement mécanique. Son objectif ? Combler une « absence de documentation précise sur les performances de freinage des deux types de véhicules » et, accessoirement, battre en brèche quelques idées reçues.

Chaque mètre compte

Les autorités ont donc mis côte à côte une Clio IV et une Yamaha MT-07. « Pour être représentatifs de l’usage et des ventes actuelles, nous avons retenu les deux modèles classés en premier respectivement pour la voiture (Clio IV) et la moto (Yamaha MT-07). Concernant la Clio IV, il a été fait le choix d’une motorisation et d’une finition plutôt basiques tandis que pour la moto, l’option ABS a été impérative », explique le Cerema. Les tests ont été réalisés par beau temps sur la ligne droite du circuit de Monthéry (91). Les deux véhicules se sont élancés tout d’abord à la vitesse de 50 km/h puis de 90 km/h. À la limite autorisée en agglomération, la Yamaha a besoin, en moyenne de plus de 3 m de plus pour s’arrêter : 20 m contre 16,7 m pour la Clio. Pire, à 90 km/h, il faut au deux-roues près de 7 m de plus pour s’immobiliser. Ainsi, en ville, la protégée du Losange s’arrête avant un passage piéton, le roadster du Diapason, après. Un constat sans ambiguïté qui offre aux usagers « une meilleure évaluation des distances de freinage pour leur sécurité et celle des autres usagers, à
moto comme à scooter », mais qu’il faut tout de même nuancer. D’une part un deux-roues, grâce à sa grande maniabilité, est nettement plus apte à éviter un obstacle qu’une voiture et les jeunes pilotes sont d’ailleurs formés à l’art délicat de l’évitement. D’autre part, le freinage de la MT-07 n’est pas couplé, puisque ce modèle freine de l’avant uniquement, ce qui grève une partie non négligeable de ses capacités. Malgré ces quelques réserves, il n’en reste pas moins que ce genre d’étude atteint son but : mettre en garde contre l’excès de confiance, à l’origine de trop nombreux drames.

 

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