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Interdiction des vitres teintées : lumière sur une mesure contestée

Publié par stage sur July 15, 2016
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Dès le 1er janvier 2017, conduire une voiture possédant des vitres avant laissant passer moins de 70 % de luminosité sera verbalisable. Auto Deal fait le point sur une interdiction qui fait beaucoup réagir.

 

Plus que quelques mois pendant les- quels les conducteurs de véhicules avec des vitres teintées à l’avant ne seront pas inquiétés ! En effet, à compter du début de l’année 2017, il sera interdit de posséder des vitres latérales teintées à l’avant de son véhicule à partir du moment où leur taux de transparence est inférieur à 70 % (les vitres arrière n’étant pas concernées). Pour les autorités, il s’agit de renforcer la sécurité des forces de l’ordre lors des contrôles routiers et de mieux lutter contre les comportements dangereux tels l’usage au volant du téléphone portable ou encore le non-port de la ceinture de sécurité. En cas de non respect de cette nouvelle réglamentation, le conducteur du véhicule encourt une amende de 135 euros et un retrait de trois points sur son permis de conduire.

Un manque de tolérance pointé du doigt

Plusieurs voix se sont toutefois élevées contre cette interdiction. À commencer par l’Association 40 mil- lions d’automobilistes. Si elle reconnaît que les teintages trop opaques sur les vitres ne doivent pas être tolérés car ils empêchent les forces de l’ordre de lutter efficacement contre les comportements dangereux et qu’ils ne permettent pas aux autres usagers d’anticiper la réaction du conducteur, elle avait demandé un peu de souplesse et de tolérance. « On aurait pu imaginer qu’un léger teintage qui permette, pour des raisons de sécurité, d’identifier les occupants du véhicule, reste autorisé. Mais, l’État n’a pas jugé bon de faire preuve de tolérance, une fois encore, à l’égard des automobilistes », regrette Pierre Chasseray, délégué général de l’association. Le décret précise de plus qu’une dérogation sera appliquée pour les véhicules blindés ou pour des raisons médicales (exemple : personnes devant se protéger des rayons UV du soleil). « La loi ne sera donc pas la même pour tout le monde », ajoute Pierre Chasseray.

Les professionnels du teintage automobile en colère

Une deuxième voix s’est également élevée contre cette interdiction, en la personne de l’Association des professionnels du fi lm pour vitrage (APFV). En effet, elle a déposé un recours devant le Conseil d’État contre le décret qui interdira les vitres laissant passer moins de 70 % de luminosité à l’avant. Les professionnels de la vitre teintée estiment ainsi qu’un seuil de 35 à 45 % aurait suffi afi n de pouvoir identifier le conducteur au volant. On estime ainsi que près de deux millions de véhicules en France roulent aujourd’hui avec des vitres équipées de films, que ce soit pour protéger les enfants des rayons UV, de réduire la chaleur dans le véhicule ou encore pour limiter les agressions. Avec l’application du décret, les propriétaires de véhicules devront ainsi faire retirer les films des vitres. Une opération qui coûte entre 80 et 200 euros auprès d’un professionnel. « Nous aurions aimé un coup de pouce financier de l’État afin d’aider les automobilistes à faire enlever ces films, parfois déjà posés et non voulus par le nouveau propriétaire au moment de l’achat d’un véhicule d’occasion. C’est une mesure financièrement injuste », conclut Pierre Chasseray de l’Association 40 millions d’automobilistes. Les professionnels du domaine estiment enfin que l’interdiction du teintage automobile provoquera la suppression de 1 800 emplois directement liés à l’activité.

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